mercredi 17 décembre 2014

C'est ma fête...

Et j'ai tellement le cœur à la fête que chaque personne m'ayant souhaité bonne fête a eu droit à un merci sec ( je ne peux faire mieux) et des yeux plein d'eau. Ou des larmes franches.

Et vous savez quoi ? Les gens passent vite à autre chose... Je suis juste une égratignure sur leur grand tableau noir...  

Je voudrais être autre. Ou ailleurs. 

samedi 13 décembre 2014

Si vous êtes joyeux, ne lisez pas ceci

Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent... Il y a plus de 2 ans, j'ai écrit ceci. Sur mon frère. Il y a eu encore des pleurs, des méchancetés, des douleurs, des mises au point. Il y a eu tout. Rien n'y fait. Vous m'avez dit que ce n'était pas si grave de couper les ponts avec son frère... Moi, ça me brise le coeur. Mais je crois que la situation en est arrivée là. Il a encore dépassé les bornes. Il m'a encore traitée comme si j'étais de la merde. Pire que de la merde en fait. Pas tant ce qu'il a fait cette fois-ci précisément, mais tout ça, cette montagne de méchanceté, de saloperie, d'insultes qui est entre nous et qu'il a bâti d'un travail de maître.

J'ai eu un appel. Pas de lui. On m'a annoncé qu'il était l'invité le soir de la date auquelle on a fêté Noël depuis des années chez nous. Moi, je suis invitée le lendemain. Non négociable. Je suis bannie de la soirée de Noël. Oh ! oui, on m'offre le lendemain soir.... C'est fait : il a réussi à briser la famille. Et en plus d'être bannie du réveillon, oui, bien sûr, je pourrais aller à la réception de la famille élargie le lendemain en journée. Mais il sera là. Alors quel autre choix ai-je que de m'auto-bannir de là aussi ? Je ne veux plus me trouver en sa présence. Ce n'est qu'un être destructeur et cruel. Et puis, la vérité, c'est que je n'y arriverais pas. Pas sans crier ou pleurer ou m’effondrer. Alors voilà, joyeux Noël à moi.

Si mon coeur est aux réjouissances ? Je vous le donne en mille. Pas vraiment. Au fond, je ne suis qu'encore un peu plus seule... Comme si je ne l'étais pas assez déjà. Comme si ce n'était pas déjà un sentiment qui me colle à la peau. Comme si on ne m'avait pas rejetée de plein de façons dans les derniers mois en me laissant chaque fois une petite cicatrice. Comme si je n'avais pas déjà le corps couvert de cicatrices.

Je suis désolée pour vous de ce texte. J'espère que vous aurez suivi la recommandation du titre. Moi, j'avais besoin d'exprimer. D'écrire en pleurant. De pleurer en écrivant. D'essayer de sortir un peu ce monstre en moi qui me gâche cette période qui devrait en être une de réjouissances. Et moi qui aime tant Noël... Encore une fois, celui-ci ne sera pas à la hauteur de mes attentes. La magie n'existe plus, on dirait...

dimanche 23 novembre 2014

Toute la solitude du monde est chez moi ce soir

J'ai l'impression ce soir d'être la personne la plus seule au monde.C'est assurément une impression. Mais les impressions s'impriment autant dans le coeur que les vérités.

La vérité, c'est que j'essaie de rencontrer un futur amoureux. J'essaie vraiment. Vous savez, site de rencontre, envoi de messages, rencontres...C'est assurément la fois où j'essaie le plus depuis très, très longtemps. Je m'étais même fait cette illusion de me trouver une fréquentation avant la période des fêtes. Car voyez-vous j'ai déjà commencé tout ça depuis deux mois. Je trouvais le délai correct, un peu fou, mais j'étais enlevée, motivée. Et si je n'ai pas perdue une certaine motivation, j'ai perdu beaucoup de joie.J'ai connu quelques illusions. J'ai joué alors que je ne savais pas qu'on jouait. Je m'emballe trop vite. Oui, pour les hommes, mais pour tout en fait. Je suis une emballée de la vie...

En attendant, je me fais un bagage d'anecdotes drôles. Des premiers messages qui parlent de mes seins (à la tonne ceux-là... et je ne porte même pas un décolleté sur mes photos... mais certes j'ai des seins... je dois les déposer avant de me faire prendre en photos ?), d'autres qui me demandent de baiser ce matin, ou de faire l'amour ce soir, d'autres qui me parlent de leur attente pour des résultats de tests de MTS, d'autres qui disent qu'ils mordraient bien dans mes grosses boules, d'autres qui me demandent mes préférences sexuelles pour savoir si je pourrais convenir, d'autres (beaucoup) qui ne m'inspirent aucune réponse (suis-je trop difficile ?), des tas et des tas qui ne répondent pas aux messages que j'envois comme des bouteilles à la mer... J'ai connu celui qui veut une relation sérieuse... jusqu'à ce qu'on le pousse un peu dans ses retranchements alors il doit avouer qu'il en rencontre plein en même temps; l'autre qui découvre son désintérêt un peu tard; l'autre qui sait et qui déçoit quand même parce que et bien sûr, c'est toujours la faute de la femme. Finalement, aucun ne semble s'avérer bien sérieux. Et si ça ne semble pas, je ne suis pas prête à faire semblant. Je veux, mais pas à tout prix.

Je sais, j'ai le portrait bien sombre. Il faut avoir les reins solides pour le monde du dating en 2014. Encore plus dans une grande ville comme Montréal. La demande dépasse l'offre et certains en profitent. Je connais pourtant plein de gens qui se sont rencontrés sur des sites de rencontres... Pourquoi pas moi ? J'ai l'impression d'être trop intense pour tout ça. Je ne suis pas en demi-mesure et en patience. Et j'en ai rien à foutre des apparences, pas celles physique, mais les vraies apparences, celles qui comptent. Je suis qui je suis. Et tant pis ! Je suis intègre, entière. Rien ne sert d'être autrement.

Vous allez me dire de sortir davantage. Je ne suis pas toujours enfermée chez moi non plus. Bon, je ne suis pas celle qui sort le plus non plus. Mais on ne me drague pas. Même lorsque je le voudrais parfois. Certains hommes sont aveugles et ne veulent pas ouvrir le regard. Alors voilà, j'essaie. Là où au moins je réussis à rencontrer un peu. Même si c'est tout croche, même si ça écorche le coeur, même si ça rajoute des croûtes d'amer dans l'âme.

Et parce qu'on se sent toujours plus seule lorsqu'on a connu l'illusion d'un peu d'espoir, je me sens seule comme si la solitude m'appartenait à moi seule ce soir.

jeudi 13 novembre 2014

Dans l'arène

Parfois, dans la vie, tu te dis, ça y est, j'y vais, je suis motivée. Déterminée.

La première claque sur la gueule arrive.

Mais bon, t'es vraiment optimiste.

Deuxième claque survient. 

Tu te relèves. T'es faite forte (peut-être)
et t'as envie que ça arrive. 

Troisième claque t'arrache la face. 

Tu continues naïvement. Tu t'arranges pour que ta mémoire soit une faculté qui oublie. Pour faux, mais tu fais semblant bien pour ça.

Sauf que t'oublies pas et la quatrième claque te fracasse. 

Et tu te demandes... combien de claques, t'es capable de prendre avant de rester au tapis...

Quand essayer d'améliorer ton sort, ça te criss à terre, ça te donne vraiment pas envie de continuer. Ça te donne envie de pas te relever. 

vendredi 7 novembre 2014

Mon intérieur vide

J'ai l'impression d'être en train de me briser en mille morceaux.

jeudi 30 octobre 2014

Respire, respire, respire...

Il y a des gens qui ont le don de provoquer le pire en nous...

Bien honnêtement, je frapperais dans un mur en ce moment. En fait, non, je fesserais dans un mur est beaucoup plus juste. Varger de toutes mes forces même. 

Parfois, il y a des réactions qui viennent de plus loin. D'années d'accumulation. Les gouttes dans le vase ne passent plus. Qu'il y en ait une ou mille, la réaction reste la même. La pauvre goutte subit le disproportionné. 

C'est comme un bouton. Et on a appuyé dessus. Qu'on effleure le bouton ou qu'on le frappe violemment ne change rien. On a appuyé sur le bouton et la réaction s'enchaîne. S'accroche à nous. Nous écorche le ventre et les intestins. Ça remue, c'est violent et ça va partout, dans tous les sens. 

On essaie de bien respirer, de se dire de se calmer, que ce n'est rien. Du moins, rien de trop grave. Mais c'est plus fort que nous. On essaie encore de respirer. Puis il se passe un autre truc, que quelqu'un d'autre fait, ça nous titille le maudit et on repart dans la spirale...

En ce moment, je fesserais dans un mur et pitcherais de la vaisselle !

Répétez après moi : ''Aoouuuuummmmmm !''

samedi 25 octobre 2014

Comment je suis devenue...

Oui, dans les derniers mois, je suis tranquillement devenue... Avec trois points de suspension. Un sujet qui me fait beaucoup réfléchir, sur lequel je lis, qui remue beaucoup d'émotions en moi.

En fait, j'ai pris une grande décision, une décision importante.

Je suis devenue végétarienne. Ou lacto-ovo-végétarienne si on veut être plus précis/selon les versions. Plus de viande d'aucune sorte, ni poisson, ni fruit de mer. Et croyez-mois, plus que simplement l'alimentation, ça change la vie.

On me demande souvent pourquoi j'ai pris cette décision. En fait, quand je précise ma nouvelle façon d'être, je dirais qu'il y a principalement deux réactions. Ils se sentent toujours obliger de me dire qu'eux ne seraient jamais incapables, qu'ils aiment trop la viande et ensuite, me demandent pourquoi. Je crois que la première réaction en est une de défense. On veut m'annoncer une couleur, une limite à ne pas franchir dans la conversation. Pourtant, je ne suis pas là pour imposer quoi que ce soit. Et je n'en parle pas pour changer les esprits. J'en parle parce que c'est un sujet qui me rejoint et m'interpelle beaucoup.

Je suis devenue végétarienne parce que j'ai dû faire euthanasier mon dernier chat. Voilà, la réponse courte. Bien entendu, je sais que la mort de mon chat n'a rien à voir avec celles des autres animaux. Au contraire. Et justement. Je suis tellement restée ''traumatisée'' de devoir tuer un animal (pour son bien et dans l'amour) et de le voir mourir qu'un déclic s'est produit dans ma tête. Je crois qu'il faut ce genre de choc, de déclic pour prendre une telle décision.

Puis, ensuite, j'ai lu. Entre autre, ''Eating animals'' de Jonathan Safran Foer (il y a aussi une version française). J'ai donc lu. Des livres, des magazines sur le sujet. Et j'ai sorti ma tête du sable. Bien sûr, je suppose que je savais en quelque sorte certaines des choses que j'ai apprises. Mais autant ? Jamais. Ce que j'ai lu m'a à la fois donner envie de pleurer et de vomir. Plusieurs fois. On me dit souvent que je ne tiendrai pas le coup; moi, dans ma tête, c'est clair, c'est pour la vie. J'ai aussi commencer à diminuer ma consommation de produits laitiers et d'oeufs (bien que je ne compte pas les éliminer complètement et devenir végétalienne/vegan pour le moment). Je veux faire le bien que je peux au point où j'en suis rendue dans ma vie.

Il y a un tel réflexe de défense quand j'en parle... Ces commentaires sur le fait qu'ils ne seraient pas capable, ou que je ne tiendrai pas le coup. Qu'on ne sait jamais dans la vie. Mais il suffit que je pense à ce que j'ai appris et ma volonté ne flanche pas, ne cille pas. Au point, où j'accumule les deuils. Je ne mangerai plus ci, ni ça, ni ceci... pour le reste de ma vie ! Une vie, c'est long, mais je suis en paix avec ma décision. Comment aimer autant certains animaux, puis manger les autres ?

Je suis toujours aussi un peu mal à l'aise quand j'en parle. J'ai toujours peur qu'on pense que je veux changer les mentalités, imposer un point de vue ou juger. Comme je le disais. Pourtant, ce n'est pas le cas. J'en parle comme de n'importe quel autre sujet qui me passionne.

J'ai peur du jugement aussi. Des réactions des autres. De ceux qui pensent qu'un peu de viande, c'est végétarien, que du poisson aussi, voire même du poulet bio. Je réalise aussi que ça peut poser problèmes à certains hommes. Déjà que c'est difficile d'essayer de rencontrer un amoureux, l'autre jour, je me suis fait couper presque en pleine conversation quand le sujet est venu. Finito la conversation. J'ai même vu dans un profil (ben oui, site de rencontre.... autre lourd sujet....) quelque chose qui disait genre ''si t'es végétarienne, on s'en fout''. Ça m'a laissé perplexe ces deux trucs. De voir aussi que la personne que je pensais la plus ouverte dans mon entourage est la plus fermée. Puis, après, il faut penser aux repas chez les autres, aux invitations, aux sorties aux restaurants...

Ma foi, c'est quelque chose finalement ! Mais quelque chose qui me rend en paix. En fait, ce qui me fait le plus mal, c'est d'avoir attendu 33 ans pour le faire. Bon, je suppose que je n'ai pas vraiment ''attendu'', on ne peut pas se reprocher le passé, mais quand j'y pense, j'avoue, j'ai un pincement au coeur.

Voilà ! C'est en résumé l'histoire. De comment je suis devenue... végétarienne !