dimanche 1 mars 2015

Moi, mes seins...

Moi, mes seins... ont beaucoup voyagé ?

Certes, je dénature un peu la chanson. Félix serait sûrement sous le choc...

Je suis encore sur les sites de rencontres. J'essaie de temps à autre. Quand j'en trouve l'énergie et un peu de courage. C'est à la fois exaltant et très décourageant. Exaltant parce qu'on me sollicite, que j'ai fait quelques rencontres, échangé avec bien des hommes. Décourageant parce que rien ne débouche comme qui dirait. Décourageant parce que j'ai parfois l'impression d'être des seins sans rien autour plutôt qu'une femme avec une certaine apparence physique, un certain caractère, certaines émotions, certains goûts, intérêts, talents... Une personne complète, quoi !

Chaque semaine, on aborde mes seins. On ne me dit pas bonjour à moi. Noooon. On les salue, eux. Pour tout dire, je suis presque jalouse de l'attention qu'on leur porte. On les mentionne, les complimente, les remarque. Il est même arrivé une fois qu'on me dise que je ne suis pas du genre du prétendant (vraiment ? wow !!!), mais que par contre mes seins, eux, le sont. Le plus mystifiant, ce sont les hommes qui ont l'air ''normaux'', comprendre ceux qui disent chercher une relation sérieuse, qu'ils veulent rencontrer une femme et bâtir quelque chose avec elle. Ce sont les pires. Ceux qui écriront les choses les plus sales. Qui vous découragent. On pourrait penser que j'ai de profonds décolletés sur mes photos (wrong ! comme je vous l'ai déjà dit), on pourrait penser que je ne cherche que des aventures (si tu lis ma fiche, mais tu sais, vraiment la lire, tu verras que non... sauf que... qui lit ?), on pourrait penser que j'ai la bouche en coeur et un bikini microscopique (merde, j'ai l'air normal, bien simple, toute habillée). J'ai juste des seins. Ils sont là. Dans la photo. Mettre une photo sans eux ? J'y ai pensé. Mais même moi qui n'est pas ''l'apparence passe avant tout'', je me méfie des ces photos de tête sans corps. Qu'on le veuille ou non, on veut voir avant d'acheter. Et les photos font partie de la description du produit. Ça se doit d'être dans le catalogue (il est possible que vous sentiez ici un peu de cynisme face au shopping de la chose...).

Tout ça pour dire qu'honnêtement, je songe à me partir une chaîne de montage. Vous savez, pour reproduire mes seins. Je ne trouverai peut-être pas l'amour ainsi. Mais je deviendrais riche en tas !

samedi 31 janvier 2015

Le malaise de l'abondance

Nous vivons dans une époque d'abondance. De surabondance, devrais-je dire. Oh ! certes, ce n'est ni le cas de tous individuellement, ni le cas de tous collectivement. N'empêche. Me revoilà dans ces vilaines manies que j'aime que de généraliser l'outrance.

28 paires de bobettes, 1000$ en argent de poche, 140 choix de jus, 18 marques de ci, 204 sortes de ça, des hommes consommables à la tonne, plus de livres que de lecteurs... Bon, ce ne sont que des exemples, pas très bon en plus, mais l'abondance est une plaie qui se répand. Pourquoi l'abondance serait-elle mal ? me demandes-tu voyeur de blogue perplexe. Le problème avec du trop de tout, vois-tu, c'est que ce n'est jamais assez. Jamais assez pour ta satisfaction, jamais assez pour ton confort, jamais assez pour ton bonheur. Et le problème avec trop de tout, vois-tu, c'est ce que ce sera toujours trop. Tu auras toujours peur de manquer quelque chose, de faire le mauvais choix, tu te demanderas ''et si'' plus de fois qu'il ne te serait humainement possible de le conter.

Certes, on vit plus plein qu'avant. Certes, on vit plus confort qu'avant. Je ne suis pas à renier le progrès, l'avancement. Je suis seulement à déplorer la perte. La perte des possibilités. Bien sûr, il ne faudrait pas revenir en arrière. Mais si on s'offrait moins de choix pour moins perdre de temps à choisir ? Si on s'offrait moins de choix pour être plus satisfaits de ce qu'on a ? Si on s'offrait moins de choix pour avoir un peu plus du reste ? Peut-être qu'alors on découvrirait, et ça c'est malade comme hypothèse, qu'on a déjà pas mal tout ce qu'il nous faut, qu'il nous manque juste un peu de ménage et de ré-organisation dans le tas !

vendredi 30 janvier 2015

Dose d'ennui impulsif

J'observe parfois des comportements étranges en moi. Bon, ma foi, je ne suis certainement pas la seule... Vous ?

À la première minute de 2015, j'étais si satisfaite que 2014 soit enfin terminé, malgré certains acquis positifs, que j'ai décidé que la vie était belle. Et zen. Et calme. Un oasis de béatitude en plein dans le coeur. Un fleuve plus que tranquille. Et j'ai flotté sur mon nuage. Imperméable à l'autour. Fermée à la négativité et au chialage. Agacée tout au plus, du moins.

Sauf que le zen, sauf que le calme.... Ça réveille le petit démon en moi. Ça réveille le Sherlock Holmes qui s'ennuie en moi. Oh ! je vais encore bien. Mais j'ai des envies. Ça me frémit le bout des doigts et des orteils. J'ai des pulsions, des impulsions.

Mais qu'est l'ennui pour l'esprit trop actif ? L'ennui qui gronde est un mélange entre le sexe mouillé d'une femme, le stress d'un acteur avant de monter sur scène, la fébrilité de quelqu'un en train de faire un mauvais coup et la frustration de quelqu'un qui n'arrive pas à avoir ce qu'il veut.

Somme toute, ce n'est pas la pire des sensations... Sauf qu'on se demande ce qu'on est prête à faire pour en sortir. Et que c'est là qu'on observe ces comportements étranges dont je parlais un peu plus haut... La boucle n'est certes pas bouclée.

samedi 3 janvier 2015

La grosseur du coeur

J'écoute à moitié la reprise de En direct de l'univers... du jour de l'an de l'an dernier. Tout à l'heure, il y a Jean-François Mercier qui a dit à Ginette Reno que forcément, quand on a un gros coeur, on a le coeur gros...

Forcément, oui. Ce que je suis. Ce que je sens.

Je jongle mentalement ces jours-ci. Des idées, des projets, un bref regard vers l'arrière, un regard résolu vers l'avant. J'en suis à travailler à ce que je veux réaliser cette année. Des objectifs, des projets, des envies. Une tâche que je ne prends pas à la légère.

Sauf que mon gros coeur réalise qu'il est un peu gros. Autant mon esprit s'emballe et est motivé, autant je crois, j'ai foi, j'ai espoir, un espoir fou, autant mon coeur se méfie. Il est plus prudent, il avance à petits pas. Il a peur de se laisser brûler les ailes encore.

Je ne veux pas penser aux relations, aux gens de toutes sortes qui m'entourent ou qui me fuient. J'aime mieux me concentrer sur des ambitions, des besoins mentaux et physiques, des projets nouveaux, des réalisations. J'ai peur de l'humain. Alors, je préfère laisser mon esprit s'envoler vers de meilleurs cieux. Oui, l'humain fait mal. L'humain me donne le coeur gros.

mercredi 31 décembre 2014

C'est le réveillon

Il y a sûrement peu de gens seuls ce soir à quelques heures seulement de la nouvelle année. Quoique... En fait, nous sommes probablement plusieurs... 

Sauf que moi, ça m'est égal. Complètement égal. Pour tout dire, il n'y a personne avec qui j'ai envie d'être ce soir pour commencer 2015. C'est peut-être triste en soi comme fait, remarquez... Mais je ne dis pas ça parce que je n'ai pas des gens à qui je tiens. Ou des gens qui tiennent à moi. Juste que je suis seule, je suis bien, j'ai envie d'être seule. 2014 aura été une année merdique. Pas la pire de ma vie. Mais loin d'être la meilleure assurément. Alors j'ai envie de l'envoyer valser par moi-même. Toute seule. J'ai envie de penser à la nouvelle année. D'espérer pour 2015. De me faire plaisir. Par exemple avec ce plat de pâtes décadents, crémeux avec tomates séchés, poivrons rôtis et pois. Avec ce petit fond de bouteille de vin blanc qui traîne. Peut-être avec un film. 

Et avec lui :

 
Parce que lui, j'ai envie qu'il soit avec moi ce soir. Et qu'on se fasse une belle petite soirée. Et qu'on accueille 2015 en accueillant aussi un peu d'espoir. 

Je vous en souhaite une belle, une exubérante, une superbe, une pleine de santé et d'amour... La plus belle des années... Jusqu'à l'année prochaine !! Je vous embrasse. Et Jerry vous ronronne plein d'amour ! Si vous avez été gentil cette année, il lui fera même plaisir de se frotter effrontément sur vos mollets ! 

mercredi 17 décembre 2014

C'est ma fête...

Et j'ai tellement le cœur à la fête que chaque personne m'ayant souhaité bonne fête a eu droit à un merci sec ( je ne peux faire mieux) et des yeux plein d'eau. Ou des larmes franches.

Et vous savez quoi ? Les gens passent vite à autre chose... Je suis juste une égratignure sur leur grand tableau noir...  

Je voudrais être autre. Ou ailleurs. 

samedi 13 décembre 2014

Si vous êtes joyeux, ne lisez pas ceci

Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent... Il y a plus de 2 ans, j'ai écrit ceci. Sur mon frère. Il y a eu encore des pleurs, des méchancetés, des douleurs, des mises au point. Il y a eu tout. Rien n'y fait. Vous m'avez dit que ce n'était pas si grave de couper les ponts avec son frère... Moi, ça me brise le coeur. Mais je crois que la situation en est arrivée là. Il a encore dépassé les bornes. Il m'a encore traitée comme si j'étais de la merde. Pire que de la merde en fait. Pas tant ce qu'il a fait cette fois-ci précisément, mais tout ça, cette montagne de méchanceté, de saloperie, d'insultes qui est entre nous et qu'il a bâti d'un travail de maître.

J'ai eu un appel. Pas de lui. On m'a annoncé qu'il était l'invité le soir de la date auquelle on a fêté Noël depuis des années chez nous. Moi, je suis invitée le lendemain. Non négociable. Je suis bannie de la soirée de Noël. Oh ! oui, on m'offre le lendemain soir.... C'est fait : il a réussi à briser la famille. Et en plus d'être bannie du réveillon, oui, bien sûr, je pourrais aller à la réception de la famille élargie le lendemain en journée. Mais il sera là. Alors quel autre choix ai-je que de m'auto-bannir de là aussi ? Je ne veux plus me trouver en sa présence. Ce n'est qu'un être destructeur et cruel. Et puis, la vérité, c'est que je n'y arriverais pas. Pas sans crier ou pleurer ou m’effondrer. Alors voilà, joyeux Noël à moi.

Si mon coeur est aux réjouissances ? Je vous le donne en mille. Pas vraiment. Au fond, je ne suis qu'encore un peu plus seule... Comme si je ne l'étais pas assez déjà. Comme si ce n'était pas déjà un sentiment qui me colle à la peau. Comme si on ne m'avait pas rejetée de plein de façons dans les derniers mois en me laissant chaque fois une petite cicatrice. Comme si je n'avais pas déjà le corps couvert de cicatrices.

Je suis désolée pour vous de ce texte. J'espère que vous aurez suivi la recommandation du titre. Moi, j'avais besoin d'exprimer. D'écrire en pleurant. De pleurer en écrivant. D'essayer de sortir un peu ce monstre en moi qui me gâche cette période qui devrait en être une de réjouissances. Et moi qui aime tant Noël... Encore une fois, celui-ci ne sera pas à la hauteur de mes attentes. La magie n'existe plus, on dirait...