jeudi 30 octobre 2014

Respire, respire, respire...

Il y a des gens qui ont le don de provoquer le pire en nous...

Bien honnêtement, je frapperais dans un mur en ce moment. En fait, non, je fesserais dans un mur est beaucoup plus juste. Varger de toutes mes forces même. 

Parfois, il y a des réactions qui viennent de plus loin. D'années d'accumulation. Les gouttes dans le vase ne passent plus. Qu'il y en ait une ou mille, la réaction reste la même. La pauvre goutte subit le disproportionné. 

C'est comme un bouton. Et on a appuyé dessus. Qu'on effleure le bouton ou qu'on le frappe violemment ne change rien. On a appuyé sur le bouton et la réaction s'enchaîne. S'accroche à nous. Nous écorche le ventre et les intestins. Ça remue, c'est violent et ça va partout, dans tous les sens. 

On essaie de bien respirer, de se dire de se calmer, que ce n'est rien. Du moins, rien de trop grave. Mais c'est plus fort que nous. On essaie encore de respirer. Puis il se passe un autre truc, que quelqu'un d'autre fait, ça nous titille le maudit et on repart dans la spirale...

En ce moment, je fesserais dans un mur et pitcherais de la vaisselle !

Répétez après moi : ''Aoouuuuummmmmm !''

samedi 25 octobre 2014

Comment je suis devenue...

Oui, dans les derniers mois, je suis tranquillement devenue... Avec trois points de suspension. Un sujet qui me fait beaucoup réfléchir, sur lequel je lis, qui remue beaucoup d'émotions en moi.

En fait, j'ai pris une grande décision, une décision importante.

Je suis devenue végétarienne. Ou lacto-ovo-végétarienne si on veut être plus précis/selon les versions. Plus de viande d'aucune sorte, ni poisson, ni fruit de mer. Et croyez-mois, plus que simplement l'alimentation, ça change la vie.

On me demande souvent pourquoi j'ai pris cette décision. En fait, quand je précise ma nouvelle façon d'être, je dirais qu'il y a principalement deux réactions. Ils se sentent toujours obliger de me dire qu'eux ne seraient jamais incapables, qu'ils aiment trop la viande et ensuite, me demandent pourquoi. Je crois que la première réaction en est une de défense. On veut m'annoncer une couleur, une limite à ne pas franchir dans la conversation. Pourtant, je ne suis pas là pour imposer quoi que ce soit. Et je n'en parle pas pour changer les esprits. J'en parle parce que c'est un sujet qui me rejoint et m'interpelle beaucoup.

Je suis devenue végétarienne parce que j'ai dû faire euthanasier mon dernier chat. Voilà, la réponse courte. Bien entendu, je sais que la mort de mon chat n'a rien à voir avec celles des autres animaux. Au contraire. Et justement. Je suis tellement restée ''traumatisée'' de devoir tuer un animal (pour son bien et dans l'amour) et de le voir mourir qu'un déclic s'est produit dans ma tête. Je crois qu'il faut ce genre de choc, de déclic pour prendre une telle décision.

Puis, ensuite, j'ai lu. Entre autre, ''Eating animals'' de Jonathan Safran Foer (il y a aussi une version française). J'ai donc lu. Des livres, des magazines sur le sujet. Et j'ai sorti ma tête du sable. Bien sûr, je suppose que je savais en quelque sorte certaines des choses que j'ai apprises. Mais autant ? Jamais. Ce que j'ai lu m'a à la fois donner envie de pleurer et de vomir. Plusieurs fois. On me dit souvent que je ne tiendrai pas le coup; moi, dans ma tête, c'est clair, c'est pour la vie. J'ai aussi commencer à diminuer ma consommation de produits laitiers et d'oeufs (bien que je ne compte pas les éliminer complètement et devenir végétalienne/vegan pour le moment). Je veux faire le bien que je peux au point où j'en suis rendue dans ma vie.

Il y a un tel réflexe de défense quand j'en parle... Ces commentaires sur le fait qu'ils ne seraient pas capable, ou que je ne tiendrai pas le coup. Qu'on ne sait jamais dans la vie. Mais il suffit que je pense à ce que j'ai appris et ma volonté ne flanche pas, ne cille pas. Au point, où j'accumule les deuils. Je ne mangerai plus ci, ni ça, ni ceci... pour le reste de ma vie ! Une vie, c'est long, mais je suis en paix avec ma décision. Comment aimer autant certains animaux, puis manger les autres ?

Je suis toujours aussi un peu mal à l'aise quand j'en parle. J'ai toujours peur qu'on pense que je veux changer les mentalités, imposer un point de vue ou juger. Comme je le disais. Pourtant, ce n'est pas le cas. J'en parle comme de n'importe quel autre sujet qui me passionne.

J'ai peur du jugement aussi. Des réactions des autres. De ceux qui pensent qu'un peu de viande, c'est végétarien, que du poisson aussi, voire même du poulet bio. Je réalise aussi que ça peut poser problèmes à certains hommes. Déjà que c'est difficile d'essayer de rencontrer un amoureux, l'autre jour, je me suis fait couper presque en pleine conversation quand le sujet est venu. Finito la conversation. J'ai même vu dans un profil (ben oui, site de rencontre.... autre lourd sujet....) quelque chose qui disait genre ''si t'es végétarienne, on s'en fout''. Ça m'a laissé perplexe ces deux trucs. De voir aussi que la personne que je pensais la plus ouverte dans mon entourage est la plus fermée. Puis, après, il faut penser aux repas chez les autres, aux invitations, aux sorties aux restaurants...

Ma foi, c'est quelque chose finalement ! Mais quelque chose qui me rend en paix. En fait, ce qui me fait le plus mal, c'est d'avoir attendu 33 ans pour le faire. Bon, je suppose que je n'ai pas vraiment ''attendu'', on ne peut pas se reprocher le passé, mais quand j'y pense, j'avoue, j'ai un pincement au coeur.

Voilà ! C'est en résumé l'histoire. De comment je suis devenue... végétarienne !

mercredi 15 octobre 2014

Brève de nuit

Je ne dors pas.
Je suis réveillée.
J'ai la tête dans un manège.
Pis c'est pas le caroussel.

lundi 13 octobre 2014

On fait le tour du pot

Je me demande qu'elles sont les limites de ce que l'on peut dire ici. Je sais, je suis anonyme, je suis mystérieuse, je donne peu de détails sur ma vie privée. J'expose plutôt mes tripes, mes émotions, mes penchants, tic-tac et branlants.... Et ma foi, bien que ça me dépasse un peu la somme de tout ce qu'il y a ici, sur mes humbles pages, je l'accepte plutôt bien. Un petit (grand) vertige et puis voilà ! Basta !

Je crois que la plus grosse limite, ce sont les autres. C'est où je m'arrête toujours. En ce moment, j'aurais des choses à raconter. Des opinions à quémander. La discussion de filles genre et, thank god, si les hommes s'en mêlent aussi. Mais la vérité, c'est que je ne me sens pas à l'aise. Oui, je sais, encore un de mes fameux textes ­''teaser'' où je fais la guidoune pour vous émoustiller. J'ai le don de faire ça. Je suis une émoustilleuse non professionnelle.

L'humain, c'est beau. Mais c'est compliiiqué ! Et je crois qu'il y a un peu de la faute de notre époque. C'est beau d'avoir tous nos besoins de base comblés (toit, bouffe, eau, vêtements). Mais il faut monter dans la pyramide de notre ami Maslow. Et c'est là que ça se complique. On veut plus, on veut moins, on ne sait pas ce qu'on veut, on veut changer, on veut garder, on veut le beurre et son argent. Oh ! c'est beau, hein. Je ne retire pas ce que j'ai dit. Mais ça rend assurément les choses plus complexes. Ça rend aussi les décisions plus importantes. Ça ébranle plus les fondements quand on cherche l'utopie qui existerait. Et ça fait aussi peur quand on s'en approche. Ou qu'on se demande juste si on s'en approche peut-être.

Bref, y'a ben du tournage autour du pot dans ce texte. Ça donnerait presque envie de vous faire une petite fleur pour la finale. Mais je ne suis pas facile de même. Au moins, au moment d'écrire ce texte, vous saurez que j'avais beaucoup plus de mots que de maux. À suivre sur votre écran. Ou pas.

dimanche 14 septembre 2014

Le temps a passé, la fille est encore ici au moins un peu...

Je me rends compte que ça fait plus d'un mois que je ne vous ai pas écrit.... Le temps passe si vite. De ce mois, deux semaines difficiles (un été difficile en fait), deux semaines en vacances. Vacances qui agonisent et vont mourir bientôt. :( Je sais qu'on dit toujours ça, vous savez, que c'est trop court. Pourquoi je m'autorise à penser que dans mon cas, c'est vrai ? Parce qu'il me semble que je commençais juste un peu, un tout petit peu, à aller mieux. Est-ce que ça va continuer ? Est-ce que le travail, le manque de temps, la course de la vie va me remettre sur le derrière ? C'est une question en suspens.

J'ai voyagé la première semaine de mes vacances. Au début, surtout parce qu'il le fallait : vous savez les réservations faites, les sous dépensés... Mais j'y ai pris goût et plaisir. Et je me suis autorisée à prendre le temps. Un jour. Puis un autre jour. Puis un autre. Non, pas une grosse semaine. Juste voir le cours du temps qui s'écoule et trouver ça beau.

Mes petits chéris, vous vous doutez bien que je sais votre prochaine question ! Là, c'est LÀ que je suis allée :







La capitale du Mexique pour ne pas vous laisser dans le noir. Mexico City. La Ciudad de Mexico. Un beau voyage. Une ville immense. J'ai aimé mon séjour. Sauf le manque de silence peut-être. La ville n'est qu'un tintamarre gigantesque !

Est-ce assez de nouvelles ? Vous en voulez plus ? Bah ! dans le fond, j'ai envie de vous jaser un peu plus aujourd'hui. Prenons-le pendant que ça passe.

Je suis un tas de réflexions ces temps-ci. Nouveau, hein ?

Je me sens seule. Nouveau, hein ? Mon envie de rencontrer quelqu'un n'a pas changé. Les gens qui nous entourent, c'est tout ce qui compte, hein ? Et bon, tant qu'à être entourée, j'aimerais aussi que ce soit par les bras d'un beau grand brun (ou blond, ou noir, ou roux, ou peu importe...).

Mon petit Jerry à quatre pattes a eu des petits ennuis de santé. Ça semble réglé, mais je me demande s'il n'y aurait pas autre chose encore. Je croise les doigts. Je l'aime mon petit dépendant affectif colleux.... Car oui, il est tout ça.

Je lis beaucoup. Je cherche le calme. Un peu la distraction aussi. Je veux apprendre. J'ai envie d'art. De créer.

Je suis dans une fin de semaine de popote intense (je pourrais nourrir un régiment... bon un petit régiment... en fait, aucune idée y'a combien de personnes là-dedans.... c'est une image cher lecteur !). La cuisine d'automne n'est-elle pas la plus belle ?

J'ai mes chansons sur random et c'est Fred Pellerin. Est-ce qu'il ne rempli pas le coeur celui-là ? Avec des mots, les siens souvent, parfois ceux des autres trop bien choisis, avec sa voix aussi, il s'adresse au fond de tout. En ce moment, je ne prendrais que ça des beaux mots. Moins de maux en tout cas. J'ai besoin de beauté et de douceur. Un besoin universel. On perd à ne s'écrire que des textos et des messages vite faits et à se faire la guerre, plutôt que la gentillesse.

Tiens, changement de registre, c'est Good Life qui joue en ce moment... Je souris.

Et je vous embrasse là-dessus...

mardi 12 août 2014

Je te souhaite la paix

Ce soir, j'ai le vague à l'âme. Déjà, il y a quelques jours, je lisais un texte de Viv. Elle se demandait si ça passait ce qu'on a au fond de soi et qui semble ne jamais s'épuiser... J'y ai pensé beaucoup.

La vie passe, elle avance, les évènements se succèdent. Je reste au fond de moi la petite fille fragile, la jeune femme qui a fait une dépression déjà, celle qui se bat contre.... Contre je ne sais trop quoi en fait. Un monstre qui prend beaucoup de place.

Alors vous comprendrez ma peine. L'annonce de ce décès. Je ne suis pas du genre à relater les nouvelles, à nommer des célébrités pour exploiter un temps de peine. Je suis juste sincèrement touchée par le décès, choisi, de Robin Williams. Qu'il arrive à 63 ans, encore avec cette peine, encore avec ce lourd fardeau des âmes sensibles, et qu'il choisisse l'irréparable... Il s'est battu contre des démons. Il avait l'adulation, le succès, l'amour, les sous, un métier presque vocation... Si lui n'y arrive pas...

La vérité, c'est que personne n'est à l'abri. Que ça fait mal de s'en rendre compte. Que ça fait mal un miroir. Je suis émue. Je suis un peu mal. Tout ça me touche.

Je lui souhaite une paix si chèrement désirée.

mercredi 16 juillet 2014

Si seulement

Si seulement, tu me laissais dire. Je te lancerais des tonnes de mots d'amour au visage. Je te les écrirais jusqu'à n'avoir plus de doigts. Des mots doux, des mots épicés, des mots de désirs. Des mots inventés juste pour toi. 

Je te pitcherais ça sans réserve. Sans retenue. Une nudité complète de mots. Sans gêne et sans délai. Je t'inonderais, te submergerais, te noierais. Tu en aurais plein la tête, plein la gueule, plein le cœur, plein le ventre. 

Je te ferais des mots avec ma bouche, avec mes mains, mes doigts, avec mon ventre, avec mes jambes. Je te ferais des mots de tout mon corps. Sur le tiens. Je te ferais des mots collés, des mots collants, des mots brûlants. 

Je te rendrais ivre, je t'apprivoiserais, je te donnerais tout, même ce que je n'ai pas. Des mots vomis, des mots qui frappent, des phrases physiques, des textes mentaux. Je te tournerais la tête comme dans un grand manège qui va vite. Je te saoulerais sans que tu demandes grâce. Je te ferais jaillir de la beauté de partout. De la lumière. Je serais ta petite lumière, tu serais ma grande ampoule. Et on scintillerait toutes les nuits dans les bras l'un de l'autre. On scintillerait de mots et d'amour.