samedi 3 janvier 2015

La grosseur du coeur

J'écoute à moitié la reprise de En direct de l'univers... du jour de l'an de l'an dernier. Tout à l'heure, il y a Jean-François Mercier qui a dit à Ginette Reno que forcément, quand on a un gros coeur, on a le coeur gros...

Forcément, oui. Ce que je suis. Ce que je sens.

Je jongle mentalement ces jours-ci. Des idées, des projets, un bref regard vers l'arrière, un regard résolu vers l'avant. J'en suis à travailler à ce que je veux réaliser cette année. Des objectifs, des projets, des envies. Une tâche que je ne prends pas à la légère.

Sauf que mon gros coeur réalise qu'il est un peu gros. Autant mon esprit s'emballe et est motivé, autant je crois, j'ai foi, j'ai espoir, un espoir fou, autant mon coeur se méfie. Il est plus prudent, il avance à petits pas. Il a peur de se laisser brûler les ailes encore.

Je ne veux pas penser aux relations, aux gens de toutes sortes qui m'entourent ou qui me fuient. J'aime mieux me concentrer sur des ambitions, des besoins mentaux et physiques, des projets nouveaux, des réalisations. J'ai peur de l'humain. Alors, je préfère laisser mon esprit s'envoler vers de meilleurs cieux. Oui, l'humain fait mal. L'humain me donne le coeur gros.

mercredi 31 décembre 2014

C'est le réveillon

Il y a sûrement peu de gens seuls ce soir à quelques heures seulement de la nouvelle année. Quoique... En fait, nous sommes probablement plusieurs... 

Sauf que moi, ça m'est égal. Complètement égal. Pour tout dire, il n'y a personne avec qui j'ai envie d'être ce soir pour commencer 2015. C'est peut-être triste en soi comme fait, remarquez... Mais je ne dis pas ça parce que je n'ai pas des gens à qui je tiens. Ou des gens qui tiennent à moi. Juste que je suis seule, je suis bien, j'ai envie d'être seule. 2014 aura été une année merdique. Pas la pire de ma vie. Mais loin d'être la meilleure assurément. Alors j'ai envie de l'envoyer valser par moi-même. Toute seule. J'ai envie de penser à la nouvelle année. D'espérer pour 2015. De me faire plaisir. Par exemple avec ce plat de pâtes décadents, crémeux avec tomates séchés, poivrons rôtis et pois. Avec ce petit fond de bouteille de vin blanc qui traîne. Peut-être avec un film. 

Et avec lui :

 
Parce que lui, j'ai envie qu'il soit avec moi ce soir. Et qu'on se fasse une belle petite soirée. Et qu'on accueille 2015 en accueillant aussi un peu d'espoir. 

Je vous en souhaite une belle, une exubérante, une superbe, une pleine de santé et d'amour... La plus belle des années... Jusqu'à l'année prochaine !! Je vous embrasse. Et Jerry vous ronronne plein d'amour ! Si vous avez été gentil cette année, il lui fera même plaisir de se frotter effrontément sur vos mollets ! 

mercredi 17 décembre 2014

C'est ma fête...

Et j'ai tellement le cœur à la fête que chaque personne m'ayant souhaité bonne fête a eu droit à un merci sec ( je ne peux faire mieux) et des yeux plein d'eau. Ou des larmes franches.

Et vous savez quoi ? Les gens passent vite à autre chose... Je suis juste une égratignure sur leur grand tableau noir...  

Je voudrais être autre. Ou ailleurs. 

samedi 13 décembre 2014

Si vous êtes joyeux, ne lisez pas ceci

Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent... Il y a plus de 2 ans, j'ai écrit ceci. Sur mon frère. Il y a eu encore des pleurs, des méchancetés, des douleurs, des mises au point. Il y a eu tout. Rien n'y fait. Vous m'avez dit que ce n'était pas si grave de couper les ponts avec son frère... Moi, ça me brise le coeur. Mais je crois que la situation en est arrivée là. Il a encore dépassé les bornes. Il m'a encore traitée comme si j'étais de la merde. Pire que de la merde en fait. Pas tant ce qu'il a fait cette fois-ci précisément, mais tout ça, cette montagne de méchanceté, de saloperie, d'insultes qui est entre nous et qu'il a bâti d'un travail de maître.

J'ai eu un appel. Pas de lui. On m'a annoncé qu'il était l'invité le soir de la date auquelle on a fêté Noël depuis des années chez nous. Moi, je suis invitée le lendemain. Non négociable. Je suis bannie de la soirée de Noël. Oh ! oui, on m'offre le lendemain soir.... C'est fait : il a réussi à briser la famille. Et en plus d'être bannie du réveillon, oui, bien sûr, je pourrais aller à la réception de la famille élargie le lendemain en journée. Mais il sera là. Alors quel autre choix ai-je que de m'auto-bannir de là aussi ? Je ne veux plus me trouver en sa présence. Ce n'est qu'un être destructeur et cruel. Et puis, la vérité, c'est que je n'y arriverais pas. Pas sans crier ou pleurer ou m’effondrer. Alors voilà, joyeux Noël à moi.

Si mon coeur est aux réjouissances ? Je vous le donne en mille. Pas vraiment. Au fond, je ne suis qu'encore un peu plus seule... Comme si je ne l'étais pas assez déjà. Comme si ce n'était pas déjà un sentiment qui me colle à la peau. Comme si on ne m'avait pas rejetée de plein de façons dans les derniers mois en me laissant chaque fois une petite cicatrice. Comme si je n'avais pas déjà le corps couvert de cicatrices.

Je suis désolée pour vous de ce texte. J'espère que vous aurez suivi la recommandation du titre. Moi, j'avais besoin d'exprimer. D'écrire en pleurant. De pleurer en écrivant. D'essayer de sortir un peu ce monstre en moi qui me gâche cette période qui devrait en être une de réjouissances. Et moi qui aime tant Noël... Encore une fois, celui-ci ne sera pas à la hauteur de mes attentes. La magie n'existe plus, on dirait...

dimanche 23 novembre 2014

Toute la solitude du monde est chez moi ce soir

J'ai l'impression ce soir d'être la personne la plus seule au monde.C'est assurément une impression. Mais les impressions s'impriment autant dans le coeur que les vérités.

La vérité, c'est que j'essaie de rencontrer un futur amoureux. J'essaie vraiment. Vous savez, site de rencontre, envoi de messages, rencontres...C'est assurément la fois où j'essaie le plus depuis très, très longtemps. Je m'étais même fait cette illusion de me trouver une fréquentation avant la période des fêtes. Car voyez-vous j'ai déjà commencé tout ça depuis deux mois. Je trouvais le délai correct, un peu fou, mais j'étais enlevée, motivée. Et si je n'ai pas perdue une certaine motivation, j'ai perdu beaucoup de joie.J'ai connu quelques illusions. J'ai joué alors que je ne savais pas qu'on jouait. Je m'emballe trop vite. Oui, pour les hommes, mais pour tout en fait. Je suis une emballée de la vie...

En attendant, je me fais un bagage d'anecdotes drôles. Des premiers messages qui parlent de mes seins (à la tonne ceux-là... et je ne porte même pas un décolleté sur mes photos... mais certes j'ai des seins... je dois les déposer avant de me faire prendre en photos ?), d'autres qui me demandent de baiser ce matin, ou de faire l'amour ce soir, d'autres qui me parlent de leur attente pour des résultats de tests de MTS, d'autres qui disent qu'ils mordraient bien dans mes grosses boules, d'autres qui me demandent mes préférences sexuelles pour savoir si je pourrais convenir, d'autres (beaucoup) qui ne m'inspirent aucune réponse (suis-je trop difficile ?), des tas et des tas qui ne répondent pas aux messages que j'envois comme des bouteilles à la mer... J'ai connu celui qui veut une relation sérieuse... jusqu'à ce qu'on le pousse un peu dans ses retranchements alors il doit avouer qu'il en rencontre plein en même temps; l'autre qui découvre son désintérêt un peu tard; l'autre qui sait et qui déçoit quand même parce que et bien sûr, c'est toujours la faute de la femme. Finalement, aucun ne semble s'avérer bien sérieux. Et si ça ne semble pas, je ne suis pas prête à faire semblant. Je veux, mais pas à tout prix.

Je sais, j'ai le portrait bien sombre. Il faut avoir les reins solides pour le monde du dating en 2014. Encore plus dans une grande ville comme Montréal. La demande dépasse l'offre et certains en profitent. Je connais pourtant plein de gens qui se sont rencontrés sur des sites de rencontres... Pourquoi pas moi ? J'ai l'impression d'être trop intense pour tout ça. Je ne suis pas en demi-mesure et en patience. Et j'en ai rien à foutre des apparences, pas celles physique, mais les vraies apparences, celles qui comptent. Je suis qui je suis. Et tant pis ! Je suis intègre, entière. Rien ne sert d'être autrement.

Vous allez me dire de sortir davantage. Je ne suis pas toujours enfermée chez moi non plus. Bon, je ne suis pas celle qui sort le plus non plus. Mais on ne me drague pas. Même lorsque je le voudrais parfois. Certains hommes sont aveugles et ne veulent pas ouvrir le regard. Alors voilà, j'essaie. Là où au moins je réussis à rencontrer un peu. Même si c'est tout croche, même si ça écorche le coeur, même si ça rajoute des croûtes d'amer dans l'âme.

Et parce qu'on se sent toujours plus seule lorsqu'on a connu l'illusion d'un peu d'espoir, je me sens seule comme si la solitude m'appartenait à moi seule ce soir.

jeudi 13 novembre 2014

Dans l'arène

Parfois, dans la vie, tu te dis, ça y est, j'y vais, je suis motivée. Déterminée.

La première claque sur la gueule arrive.

Mais bon, t'es vraiment optimiste.

Deuxième claque survient. 

Tu te relèves. T'es faite forte (peut-être)
et t'as envie que ça arrive. 

Troisième claque t'arrache la face. 

Tu continues naïvement. Tu t'arranges pour que ta mémoire soit une faculté qui oublie. Pour faux, mais tu fais semblant bien pour ça.

Sauf que t'oublies pas et la quatrième claque te fracasse. 

Et tu te demandes... combien de claques, t'es capable de prendre avant de rester au tapis...

Quand essayer d'améliorer ton sort, ça te criss à terre, ça te donne vraiment pas envie de continuer. Ça te donne envie de pas te relever. 

vendredi 7 novembre 2014

Mon intérieur vide

J'ai l'impression d'être en train de me briser en mille morceaux.