mardi 12 août 2014

Je te souhaite la paix

Ce soir, j'ai le vague à l'âme. Déjà, il y a quelques jours, je lisais un texte de Viv. Elle se demandait si ça passait ce qu'on a au fond de soi et qui semble ne jamais s'épuiser... J'y ai pensé beaucoup.

La vie passe, elle avance, les évènements se succèdent. Je reste au fond de moi la petite fille fragile, la jeune femme qui a fait une dépression déjà, celle qui se bat contre.... Contre je ne sais trop quoi en fait. Un monstre qui prend beaucoup de place.

Alors vous comprendrez ma peine. L'annonce de ce décès. Je ne suis pas du genre à relater les nouvelles, à nommer des célébrités pour exploiter un temps de peine. Je suis juste sincèrement touchée par le décès, choisi, de Robin Williams. Qu'il arrive à 63 ans, encore avec cette peine, encore avec ce lourd fardeau des âmes sensibles, et qu'il choisisse l'irréparable... Il s'est battu contre des démons. Il avait l'adulation, le succès, l'amour, les sous, un métier presque vocation... Si lui n'y arrive pas...

La vérité, c'est que personne n'est à l'abri. Que ça fait mal de s'en rendre compte. Que ça fait mal un miroir. Je suis émue. Je suis un peu mal. Tout ça me touche.

Je lui souhaite une paix si chèrement désirée.

mercredi 16 juillet 2014

Si seulement

Si seulement, tu me laissais dire. Je te lancerais des tonnes de mots d'amour au visage. Je te les écrirais jusqu'à n'avoir plus de doigts. Des mots doux, des mots épicés, des mots de désirs. Des mots inventés juste pour toi. 

Je te pitcherais ça sans réserve. Sans retenue. Une nudité complète de mots. Sans gêne et sans délai. Je t'inonderais, te submergerais, te noierais. Tu en aurais plein la tête, plein la gueule, plein le cœur, plein le ventre. 

Je te ferais des mots avec ma bouche, avec mes mains, mes doigts, avec mon ventre, avec mes jambes. Je te ferais des mots de tout mon corps. Sur le tiens. Je te ferais des mots collés, des mots collants, des mots brûlants. 

Je te rendrais ivre, je t'apprivoiserais, je te donnerais tout, même ce que je n'ai pas. Des mots vomis, des mots qui frappent, des phrases physiques, des textes mentaux. Je te tournerais la tête comme dans un grand manège qui va vite. Je te saoulerais sans que tu demandes grâce. Je te ferais jaillir de la beauté de partout. De la lumière. Je serais ta petite lumière, tu serais ma grande ampoule. Et on scintillerait toutes les nuits dans les bras l'un de l'autre. On scintillerait de mots et d'amour. 

samedi 5 juillet 2014

Nouvelle maman !

Voici le beau Jerry ! Ou la plus grande guidoune au monde comme je l'ai déjà surnommé ! Un beau garçon de 1 an et demi adopté à la SPCA. Je vous reparlerai sûrement de tout ça, de comment tout s'est passé, de Jerry... (pas ce soir, je suis claquée sur tous les plans !). Bien émotif. Mon Kilou me manque encore. Mais ce Jerry, ce Jerry.... Quel charmant jeune minet ! :)

Et sans plus attendre :





mardi 24 juin 2014

Femme cherche anciennes tripes

Je n'écris plus. Pas assez du moins. Je me rappelle quand j'avais des tripes, de l'allant, de l'audace. Je me perds dans les vicissitudes de la vie. La fatigue qui fait qu'on s'assoit le soir devant la télé et qu'on la laisse penser pour nous. La fatigue d'une tristesse vive encore sur mes épaules. La fatigue de cette vie pleine d'ennuis, d'habitudes et d'occasions manquées. La fatigue d'être seule et d'en être écoeurée. 

Ne pas écrire, c'est une vilaine habitude. La pire de toute. Les mots m'animent. J'ai fait des études pour les retrouver. J'ai brisé des routines pour qu'ils revivent. J'ai supplié des inconnus pour pouvoir les observer. Je suis en manque de mots. J'ignore pourquoi je n'écris pas assez. C'est l'acte, je crois. Car écrire, je le fais constamment dans ma tête. Toutes sortes de textes. Entre autre, je vous écris souvent. Je me répète les mêmes phrases. À l'endroit, à l'envers, dans un autre ordre. Une comptine dans ma tête qui joue en boucles changeantes. 

Puis arrive le moment où je pourrais écrire sur du papier. Ou sur de l'écran. Et je paresse. Je ne veux plus. Je grimace devant l'ampleur de l'action. Les mots, il me faudrait pouvoir les copier de ma tête jusqu'à un support physique sans que ce ce soit moi qui ait à faire l'action. 

De la paresse vous disais-je. De la grosse paresse. Parce que c'est comme ça. Parce que quand on vieillit, on a un boulot et des plaies de vie. Des plaies de vie comme des plaies de lits. Parce qu'on ne bouge plus assez. Parce qu'on ne se remue pas. Parce qu'on choisit les imbécillités. Parce qu'on gaspille son talent véritable. Celui de pouvoir agencer en faisant du bien au monde et à soi-même. C'est bête ! 

samedi 21 juin 2014

Tristesse en 2.0

Parfois, j'ai l'impression de ne pas encore avoir réussi l'audition pour jouer dans ma propre vie. Je suis reléguée sur le banc des figurantes. Des soupirantes. Parce que la vie, c'est savoir la jouer.

J'ai un verre devant moi. Un quelconque sur glace. Le premier de la soirée. Le dernier ? J'ai la prévisibilité de la solitude d'un samedi soir sur terre. J'aurai peut-être l'alcool triste. Probable. Si au moins, j'avais quelqu'un pour partager les verres. Pour les faire résonner dans un éclat de complicité.

Je bois seule. Comme une femme oubliée dans un petit appartement, dans une petite vie. Je ne sais pas où j'ai pris mes idées de grandeur. Il  ne me reste que l'humilité des soirées comme celles-là.

Je m'ennuis. Je m'ennuis de mon chat, d'être seule, de chercher un certain sens à tout, je m'ennuis d'ennui, je m'ennuis de vie, j'habite l'ennui comme un petit nid inconfortable.

Je sais, je récris sans cesse les mêmes choses. Pourtant, j'évolue. Je ne suis pas celle d'il y a 10 ans, ni celle de l'année dernière, ni celle d'hier. Mais le chemin vers l'avant n'est jamais en ligne droite. Je suis fille de détour. De régression temporelle occasionnelle. Je suis fille de connu désagréable. J'ai pris les habitudes des mauvais plis.

Un jour, quand je serai grande, j'aimerais bien jouer dans ma vie. N'être pas une seule comédienne dans une pièce à un seul acte. Partager la scène et briller.

En attendant, je fais ce qu'on fait les petits samedis soirs tristes. Je prends un verre et m'expose un peu pour laisser ma trace de tout ça. Dans l'espoir que ça donne de l'importance à l'exercice. Le pathétisme moderne 2.0.

jeudi 12 juin 2014

Quand est-ce qu'on arrive.... à demain ?

La température est merdique. Pour au moins deux jours. Au point que j'ai des souliers.
Mes menstruations me font mal partout au point que je m'arracherais l'appareil reproducteur complet avec les dents.
Je me sens gonflée, moche, bleeaah !
Mes cheveux ont l'air du criss.
Mon moral est au 3e sous-sol. Humeur de chien en maudit et de brailler ma vie.

Oh ! et ça fait un mois. Que j'ai dû choisir d'euthanasier mon chat...

Quand est-ce qu'on arrive à demain ? 

samedi 7 juin 2014

Les Olympiques des internets !!!

Ça le dit partout : fouiner sur les internets, c'est la meilleure façon de se déprimer un peu.

Dans la vie, je connais des gens normaux. Je vous jure !!! Vous savez des gens qui sont pris dans leur routine, qui ont des déceptions, qui manquent d'argent pour réaliser leurs projets, qui cherchent le sens de la vie... Non, je vous jure : ces gens-là existent !!!

Puis arrive la réalité internet. Une gang d'overachiever ! Des gens accomplis, qui ont un corps parfait, qui ont fait le tour du monde, qui vivent bien, qui ne sont pas tristes, mais vivent toujours à fond, qui crachent sur la petite populace des gens normaux....

Je sais, je sais, il ne faut pas toujours croire ce qu'on voit à l'écran (si c'est vrai pour l'écran de télé, ça doit être vrai pour l'écran d'ordi...). On se met une vie idéale, on la ''pimp'' et la rend sexy et go, on a soudain l'impression de dominer le monde.

Ça ne m'intéresse pas les portraits qui ne craquent pas ! Je ne veux pas dire que je veux la ''scrappe'' de la vie, les fonds de poubelles. Juste que les images, c'est beau dans les livres. Que les gens, ce ne sont pas des images. Que ce soit pour l'amour ou pour l'amitié.

N'empêche, c'est déprimant les internets... On se sent seule à avoir des défauts. À être humaine. À douter. À chercher. À questionner. C'est si facile d'oublier qu'on connaît des gens normaux quand on ne se force pas à se le rappeler...